mercredi 5 novembre 2008

Chantier au Sénégal, Maryline, été 2008

lundi 20 octobre 2008

Chantier à Sakhnen (Israël), juillet 2008 (Delphine)

Je suis partie trois semaines en Israël, afin de participer à un chantier organisé par Baladna une association qui promeut la jeunesse arabe sur le territoire israélien. Je suis arrivée quelques jours avant le début du chantier afin de visiter un peu Jérusalem et les alentours (Bethlehem, la mer morte...).

Je ne ressentais pas les tensions jusqu'à ce que je prenne le bus pour Haifa, point de rencontre avec les autres volontaires du chantier. Il y avait des personnes dans le bus qui n'était ni des militaires ni des policiers qui portaient des fusils. Plus tard, j'ai pris l'habitude de voir ces hommes et femmes en armes.

Rencontre avec les autres volontaires de mon chantier au bureau de l'association nommé Baladna, ce nom signifie en arabe "Mon pays", cette organisation promeut en réalité la culture palestinienne mais ne pouvant pas se nommer de la sorte, elle s'appelle officiellement "association for Arab Youth". Nous sommes 12 volontaires : trois Françaises, Anne, Maïté et moi ; une Belge, Valérie ; une Irlandaise, Helen ; une Américaine, Jordan ; un Italien, Angelo ; deux Espagnoles : Anna et Elisenda ; deux Hollandais: Rick et Saskia ; et Bilal notre "camp leader"

Direction Sakhnen, peuplée à 80% d'arabes.

Nous dormons dans un complexe sportif dans lequel il y a des cours de karaté et d''alphabétisation pour les femmes. Les volontaires filles dorment dans une grande pièce tandis que les hommes sont dans une autre salle. Nous faisons la cuisine à tour de rôle, mais le soir, nous nous faisons la plupart du temps inviter par des personnes de Sakhnen, on a même appris à faire ces sortes de pizzas typiquement arabes.

Les habitants de Sakhnen sont très généreux, on s'est fait inviter partout et même à un mariage!!!

Pendant deux semaines, l'essentiel de notre travail a été de rénover une école, désherbage, nettoyage, plantation... un dur travail dirigé par un vieil homme que l'on appelé Abu Dictator parce qu'il hurlait toujours !!!! Malgré ses hurlements, nous rigolions tous dès qu'il arrivait !! Les gens de Sakhnen viennent peu à peu nous aider. Nous avons beaucoup de pause grâce aux glaces généreusement offertes par la population! La télé locale fait de nous de vrai célébrités!!

Les deux derniers jours du chantier, nous avons travaillé en dehors de l'école.... deux jours où nous n'avons pas fait grand chose! L'un de ces jours était consacré au nettoyage des terre-pleins d'une route nationale... Toutes les 5 minutes quelqu'un venait nous apporter à manger : glace, boissons, gâteau, les restaurants nous invitaient à manger des pizzas, le garagiste nous offrait le café, les voitures s'arrêtaient. Au bout d'une heure nous n'arrivions plus à manger tellement notre ventre était plein, ni à travailler d'ailleurs! Le dernier jour, nous avons nettoyé une source... et ça s'est fini en bataille de boue généralisée !!!

L'après-midi était consacrée à des rencontres avec des familles palestiniennes. Nous avons visité un village sans nom qui s'apparente à un bidonville, le contraste avec les colonies israéliennes dont les maisons ont toutes le confort moderne est saisissant. Les arabes vivant dans le bidonville ont interdiction de construire des maisons en dur même s'ils sont sur leur propre terre.

Nous avons eu lors de ces rencontres beaucoup de témoignages de ces "arabes 1948" comme on les appelle, des arabes qui ne sont ni israéliens ni palestiniens. Certains d'entre eux ont vu leurs amis se faire tuer, d'autres leur maison détruite. Ces témoignages étaient très touchants.

Le soir, les habitants du village venaient nous rendre visite, ils nous apprenaient ainsi l'hymne palestinien « Maotini » qui signifie « ma vie », ou bien nous étions invités chez eux pour un mariage ou un match de football ou un diner....

Le chantier s'est terminé avec une grande fête pour notre départ, quelle tristesse de quitter Sakhnen et ses habitants si généreux.

Ce chantier m'a permis de connaître mieux le conflit israélo-palestinien, et de voir des choses que je n'aurais jamais pu voir en étant une simple touriste à Jérusalem. Souvenir inoubliable.

Delphine

dimanche 28 septembre 2008

Qu'est-ce que le SCI ?

Le SCI est une association internationale présente dans de nombreux pays d'Europe, d'Amérique et d'Asie. Elle est la plus ancienne association de chantiers et sa branche française vient de fêter ses 72 ans ! L'histoire du SCI est donc liée à celle de presque tout le vingtième siècle. L'objectif du SCI est en effet de promouvoir la paix et le dialogue interculturel en posant des actes, essentiellement par des chantiers de volontaires, regroupant des hommes et des femmes d'origines sociales, religieuses, ethniques et d'âges différents. Les chantiers internationaux de travail volontaire que le SCI organise sont des lieux d'échange et de découverte associant la réflexion au travail manuel. C'est une façon d'aller à la rencontre d'autres cultures de manière respectueuse et non marchande.

Qu'est-ce qu'un chantier ?

Un chantier, ce n'est pas que du travail ! C'est surtout un lieu de rencontres interculturelles et de vie internationale. Les volontaires qui composent le groupe du chantier (10 à 20 personnes d'âges, d'origines et d'âges variés) organisent ensemble leur travail et leur vie quotidienne pour une durée de 2 à 4 semaines. Les volontaires aident une association ou une communauté dans leurs projets : des friches à débroussailler, un spectacle à organiser, un mur à repeindre, des gens à réconforter... Un chantier permet aussi de rencontrer des volontaires venus du monde entier et de découvrir d'autres cultures. On peut partir en chantier en France ou sur un autre continent. Pour avoir une idée plus concrète de ce qu'est un chantier, voici quelques récits de volontaires du SCI !

lundi 15 septembre 2008

En attente de témoignage

En attente de témoignage

En attente de témoignage

En attente de témoignage

En attente de témoignage

En attente de témoignage

mercredi 13 août 2008

RACONTEZ VOTRE CHANTIER !

Si vous êtes partis en chantier cet été ou il y a années et si vous avez aimé cette expérience de volontariat et de rencontre internationale, vous avez sans doute envie de la partager et de faire découvrir ce qu'est un chantier international de volontariat ! Alors, n'hésitez pas à nous envoyer vos photos et textes à l'adresse que vous trouverez sur le site du SCI à la page http://www.sci-france.org/pages/coupdemains.htm Nous les mettrons en ligne pour vous !

vendredi 4 juillet 2008

Chantier en Irlande du Nord-septembre 2007 (Alexandra)

J'ai participé à un chantier international avec le SCI en Irlande du Nord pendant la première quinzaine de septembre 2007. J'ai d'abord passé un week-end à Belfast pour profiter de cette ville, pas très belle au premier abord, mais très attachante et animée. Elle compte quelques bâtiments célèbres comme la Queen's university :

Certains quartiers sont aussi très mignons

Après ces deux jours passés à visiter la ville et où j'ai été accueillie par Brid, une Belfastoise rencontrée par le biais du "couchsurfing"; j'ai pris le car pour Strangford Lough, le village du chantier. En route, j'ai fait connaissance avec quelques-uns des autres volontaires (on se reconnaît vite : problèmes avec l'accent nord-irlandais, gros sacs à dos, tous cherchent le même petit village perdu !).

Nous avons été accueillis à notre arrivée par Diarmaid, le responsable de l'association Glebe House qui organisait le chantier. Ils nous a conduits sur les lieux de Glebe House, un centre d'accueil pour enfants pendant l'été. Nous étions 4 Italiens, 1 Anglais, 2 Allemands, 1 Turc, 1 Polonaise, 2 Espagnols, 1 Japonaise et 2 Français :

Nous avions pour mission de nettoyer les locaux et de remettre le jardin en état après les deux mois d'été où Glebe House avait accueilli des dizaines d'enfants. C'était donc le grand nettoyage et le jardinage.

Glebe House a été créé en partenariat avec le SCI il y a près de trente ans pour provoquer des rencontres entre enfants protestants et catholiques et construire la paix par ce moyen. Le conflit étant désormais apaisé sur le plan politique, le travail de Glebe House consiste à consolider la paix au niveau de la société civile et il touche aussi des populations nouvelles en Irlande du Nord (Chinois, Indiens, Polonais). Pendant l'une des soirées du chantier (on appelle ça une "study part"), Diarmaid nous a expliqué les origines du conflit nord-irlandais et le travail de son association pour lutter à son échelle contre la haine et les discriminations.

Nous avons pu visiter quelques endroits à proximité de Strangford, comme le village de pêcheurs de Ardglass où nous avons même vu des phoques dans le port !

En plus des travaux, nous avons aussi préparé à tour de rôle des spécialités de nos pays. ici, les Italiens à l'oeuvre (chantant en imitant Pavarotti qui venait de décéder et passait en boucle sur toutes les radios).

Nous sommes aussi allés à Belfast où nous avons été très impressionnés par les fameux "murals", les fresques murales représentant notamment la légende la main de l'Ulster ou les grévistes de la faim dont Bobby Sands. Des Irlandais volontaires dans l'association Glebe House nous a accompagnés pendant cette visite et ils ont pu nous faire partager leur histoire. Les Irlandais sont super chaleureux et nous ont accueilli à bras ouverts.

Glebe House n'était qu'à quelques centaines d'une plage d'où nous apercevions (par beau temps) l'île de Man...

Sur place, nous avons occupé nos soirées évidemment en visitant quelques pubs typiques mais aussi par des jeux qui prennent une dimension nouvelle quand on joue entre étrangers (le Taboo avec nos différents niveaux d'anglais et nos cultures différentes restera un grand moment !)

Le dernier soir, nous avons fait un grand feu de joie avec tous les branchages et les mauvaises herbes que nous avions coupés. Puis, nous nous sommes dit au revoir autour d'un barbecue !

A la fin du chantier, nous étions quelques volontaires restant encore quelques jours dans le pays. Nous avons décidé de passer la fin de notre séjour ensemble et avons fait une excursion à la Chaussée des géants en longeant la splendide côte nord, encore très sauvage du pays.

Alexandra

Chantier à Beni-Ourtilène (Algérie) en août 2006 (Alexandra)

Je suis partie presque 4 semaines en Algérie pendant l'été 2006 après la préparation au départ assurée par le SCI. J'ai d'abord passé quelques jours pour faire du tourisme à Alger, cette ville magnifique et complètement magique, dont voici l'un des emblèmes : la grande poste.

Ensuite, je suis partie pour Beni Ourtilène, en Petite Kabylie, pour un chantier de 3 semaines. Voici le village de Beni Ourtilène, en pleine montagne, à l'air pur !

Les deux premiers jours ont été un peu difficiles pour moi à cause de la barrière de la langue (j'étais la seule étrangère, tous les autres volontaires venaient de différentes régions d'Algérie). La plupart des Algériens parlent français mais ce n'est pas le cas de tous. Ce n'était pas très gênant en soi (après tout, je ne parle pas arabe ni kabyle, je n’allais pas exiger que les Algériens parlent français) mais c’était un peu compliqué et frustrant au début. Il a fallu que j’apprenne à accepter de ne rien comprendre parfois, que je demande souvent une traduction et que je trouve le moyen de communiquer autrement. C'était un peu fatigant parfois mais finalement, c'était très enrichissant et positif. J'ai dû trouver d’autres moyens que la parole pour me faire comprendre : ça a provoqué pas mal de fous rires collectifs !

Voici notre groupe (9 garçons et 5 filles) pendant l'un de nos dîners dans l'école primaire où nous étions hébergés.

Concrètement, le chantier n’a pas beaucoup avancé (nous étions censés déblayer des ruines) mais les échanges entre volontaires et avec la population du village ont été très riches.

Quelques sorties ont eu lieu soit à la journée, soit l’après-midi.

Nous avons alors cotisé pour louer un minibus. C'était un peu l'aventure à chaque démarrage : on devait tous sortir du minibus pour le pousser et espérer qu'il démarre (toujours dans un nuage de fumée noire à faire dresser les cheveux sur la tête de Nicolas Hulot !). Pour avoir une idée de l'ambiance, prenez dix personnes qui tapent dans les mains, font des percussions avec les pieds et chantent tout le répertoire d'Idir et les tubes kabyles de l'été 2006 à tue-tête !

Par exemple, nous avons visité la ville de Sétif (fontaine d'Aïn Fouarra), nous sommes allés sur la côte à Cap Carbon, près de Bejaïa (Bougie), et avons aussi découvert les splendides ruines romaines de Djemila.

Nous avons également eu la chance d’être invités à un mariage et à des fiançailles. En tant qu'étrangère, j’ai passé une journée chez le responsable local de l'association d'accueil du chantier pour, entre autres, apprendre à cuisiner quelques plats avec sa femme. Près de notre école-maison se trouvait la « maison de jeunes » où on pouvait jouer au ping-pong, au foot, et surtout à la pétanque avec les jeunes du village.

La vie de chantier, ça suppose aussi de faire la cuisine par équipe ! Me voici donc en train d'apprendre à préparer la chorba, la tchektchouka et autres spécialités algériennes.

J’ai eu l’impression au début que les volontaires n'étaient pas très curieux par rapport au fait que je sois étrangère mais c’était finalement bien agréable pour moi d’être traitée exactement comme les autres. Certains volontaires m’ont quand même dit qu’ils étaient très contents que je sois là car ça égayait le groupe et ça leur faisait beaucoup de bien de voir des étrangers alors que leur pays est très fermé. La plupart du temps, les Algériens ne comprenaient d’ailleurs pas pourquoi j’avais eu envie de venir dans leur pays parce qu’ils savent qu’en Europe, on parle surtout de l'insécurité, de l’islamisme etc. Lorsqu’ils constataient que je n’avais aucune origine algérienne, ils se montraient d’abord surpris, puis très touchés que je sois venue. Ils s'inquiétaient de savoir si tout se passait bien pour moi, si je pensais revenir un jour et me souhaitaient tous chaleureusement la bienvenue. Les rencontres et les expériences que m’ont permises ce chantier ont été formidables et je n'avais qu'une envie à mon retour : repartir en Algérie ! C'est d'ailleurs ce que j'ai fait en janvier 2007 pour une petite semaine à Alger et je compte bien repartir en 2008 revoir les amis !

Alexandra

Chantier à Homrogd (Hongrie) - août 2006 (Delphine)

La Hongrie.... Arrivée à Budapest le 16 août 2006. Le trajet de l'aéroport au "meeting point" fut bien compliqué pour moi, c'est mon premier grand voyage seule... j'ai 19 ans !! Je découvre un pays encore marqué par la période communiste

Le 17 août, départ en train pour Homrogd, située au nord-est de la Hongrie, à quelques kilomètres de la ville industrielle de Miskolc. Après le train, un bus, après le bus, un autre bus ! Enfin, arrivée à Homrogd, dans une collectivité tsigane.

Tous les volontaires internationaux dorment et mangent en collectivité : Delphine (France), Tobias (Allemagne), Ezter M. (Hongrie), Ezter (Hongrie), Peter (Hongrie), Ellen (Belgique), Joke (Belgique), Enzo (Italie), Jitka (République tchèque), Kasia (Pologne), Sari (Suède), Ingrid (Hollande).

Chaque matin, nous sommes réveillés au son de la musique tsigane !!! Le local collectif commence à être envahi : enfants, mamans, tout le monde est là ! Les ouvriers viennent le midi manger au local.

L'après-midi, nous restons avec les enfants de la communauté tsigane. Ils m'apprennent à parler le hongrois.... mon accent français suscite des éclats de rire.

Mais le matin, c'est aussi le moment où on part en bus rénover à quelques kilomètres un nouveau local de la communauté tsigane. Débroussaillage, désherbage et creusage d'un trou... sans gants !!!!

Mais le chantier, c'est aussi s'amuser !!!! Anniversaire d'Enzo (l'Italien), le doyen du chantier, 29 ans. Petite virée en boite à Miskolc. Il n'y a jamais eu autant d'étranger dans cette cité industrielle !!

Après avoir fait la fête dans la ville, retour en bus, épuisés !!! Pas de chance... panne de bus à minuit... on est perdu au milieu de nulle part! 1h d'attente !

Aujourd'hui, c'est dîner made in Germany, Tobias lave la vaisselle. Enzo porte le drapeau. Ça y est : au son de l'hymne allemand, dégustation de saucisses et de pommes de terre !!! Repas bien lourd !

Tous les soirs ou presque, nous nous réunissons dehors autour de cette table. Le bar juste en face nous fournit en boisson, nous sommes l'objet de toutes les curiosités ! Nous chantons des chansons tsiganes et nous dansons certains soirs autour d'un grand feu de bois.

Petite photo de groupe avant le départ des volontaires pour Budapest! Soirée d'adieu

Visite de Budapest. Les étrangers que nous sommes avons dû payer une amende parce que nous n'avions les bons tickets de tramway !!!! Pas d'indulgence de la part des contrôleurs ! Sympa Budapest ! Heureusement les beaux paysages et les sources chaudes de la ville nous ont permis d'oublier cette mésaventure !!

Bye bye Budapest, retour en France avec plein de souvenirs !!! Snif snif snif...

Delphine