samedi 19 février 2011

Chantier à la ferme en Belgique - septembre 2010

J'avais déjà participé à deux chantiers avec le SCI quand je me suis inscrite pour un projet en Belgique. Après des voyages purement touristiques et des chantiers dans des pays plus lointains, j'ai eu envie de partir dans un pays voisin pour voir si la découverte interculturelle pouvait être aussi intense près de chez moi. Je voulais aussi aider des projets d'agriculture bio, mieux connaître le travail quotidien et les difficultés des agriculteurs qui ont choisi ce mode de production et bien sûr retrouver l'ambiance d'un groupe international. Et je n'ai pas été déçue !

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vendredi 5 novembre 2010

Chantier au Sénégal, Maryline, été 2008

Le village qui nous accueillait.

Au boulot ! Le projet prévoit des activités de reboisement.

La preuve en image que moi aussi, j'ai bossé !

Les enfants improvisent de la musique en tapant sur les plats et d'autres se lancent dans une danse endiablée.

Tout le monde a sorti son plus beau boubou pour la fête organisée dans le village.

La cour : le lieu central de la vie des familles

On a aussi donné des informations aux locaux pour l'utilisation de l'informatique et d'Internet.

C'était la saison des pluies. Un petit aperçu ici de ce que donne une averse au Sénégal !

On aide à la préparation des repas.

Voici le groupe ! Bien sûr, il y avait des Sénégalais et des Européens.

mercredi 20 octobre 2010

Chantier à Sakhnen (Israël), juillet 2008 (Delphine)

Je suis partie trois semaines en Israël, afin de participer à un chantier organisé par Baladna une association qui promeut la jeunesse arabe sur le territoire israélien. Je suis arrivée quelques jours avant le début du chantier afin de visiter un peu Jérusalem et les alentours (Bethlehem, la mer morte...).

Je ne ressentais pas les tensions jusqu'à ce que je prenne le bus pour Haifa, point de rencontre avec les autres volontaires du chantier. Il y avait des personnes dans le bus qui n'était ni des militaires ni des policiers qui portaient des fusils. Plus tard, j'ai pris l'habitude de voir ces hommes et femmes en armes.

Rencontre avec les autres volontaires de mon chantier au bureau de l'association nommé Baladna, ce nom signifie en arabe "Mon pays", cette organisation promeut en réalité la culture palestinienne mais ne pouvant pas se nommer de la sorte, elle s'appelle officiellement "association for Arab Youth". Nous sommes 12 volontaires : trois Françaises, Anne, Maïté et moi ; une Belge, Valérie ; une Irlandaise, Helen ; une Américaine, Jordan ; un Italien, Angelo ; deux Espagnoles : Anna et Elisenda ; deux Hollandais: Rick et Saskia ; et Bilal notre "camp leader"

Direction Sakhnen, peuplée à 80% d'arabes.

Nous dormons dans un complexe sportif dans lequel il y a des cours de karaté et d''alphabétisation pour les femmes. Les volontaires filles dorment dans une grande pièce tandis que les hommes sont dans une autre salle. Nous faisons la cuisine à tour de rôle, mais le soir, nous nous faisons la plupart du temps inviter par des personnes de Sakhnen, on a même appris à faire ces sortes de pizzas typiquement arabes.

Les habitants de Sakhnen sont très généreux, on s'est fait inviter partout et même à un mariage!!!

Pendant deux semaines, l'essentiel de notre travail a été de rénover une école, désherbage, nettoyage, plantation... un dur travail dirigé par un vieil homme que l'on appelé Abu Dictator parce qu'il hurlait toujours !!!! Malgré ses hurlements, nous rigolions tous dès qu'il arrivait !! Les gens de Sakhnen viennent peu à peu nous aider. Nous avons beaucoup de pause grâce aux glaces généreusement offertes par la population! La télé locale fait de nous de vrai célébrités!!

Les deux derniers jours du chantier, nous avons travaillé en dehors de l'école.... deux jours où nous n'avons pas fait grand chose! L'un de ces jours était consacré au nettoyage des terre-pleins d'une route nationale... Toutes les 5 minutes quelqu'un venait nous apporter à manger : glace, boissons, gâteau, les restaurants nous invitaient à manger des pizzas, le garagiste nous offrait le café, les voitures s'arrêtaient. Au bout d'une heure nous n'arrivions plus à manger tellement notre ventre était plein, ni à travailler d'ailleurs! Le dernier jour, nous avons nettoyé une source... et ça s'est fini en bataille de boue généralisée !!!

L'après-midi était consacrée à des rencontres avec des familles palestiniennes. Nous avons visité un village sans nom qui s'apparente à un bidonville, le contraste avec les colonies israéliennes dont les maisons ont toutes le confort moderne est saisissant. Les arabes vivant dans le bidonville ont interdiction de construire des maisons en dur même s'ils sont sur leur propre terre.

Nous avons eu lors de ces rencontres beaucoup de témoignages de ces "arabes 1948" comme on les appelle, des arabes qui ne sont ni israéliens ni palestiniens. Certains d'entre eux ont vu leurs amis se faire tuer, d'autres leur maison détruite. Ces témoignages étaient très touchants.

Le soir, les habitants du village venaient nous rendre visite, ils nous apprenaient ainsi l'hymne palestinien « Maotini » qui signifie « ma vie », ou bien nous étions invités chez eux pour un mariage ou un match de football ou un diner....

Le chantier s'est terminé avec une grande fête pour notre départ, quelle tristesse de quitter Sakhnen et ses habitants si généreux.

Ce chantier m'a permis de connaître mieux le conflit israélo-palestinien, et de voir des choses que je n'aurais jamais pu voir en étant une simple touriste à Jérusalem. Souvenir inoubliable.

Delphine

vendredi 4 décembre 2009

Chantier au Fort de Jouy - Lorraine - Août 2009 (Olivier)

Après un premier chantier à Source-Seine (dont je parlais précédemment), j'ai enchaîné sur un second, toujours comme animateur, toujours sur le patrimoine, et toujours dans l'est de la France, mais cette fois en Lorraine près de Commercy (la capitale de la madeleine !).

Nous avions pour mission de venir en aide aux bénévoles d'une l'association locale « Les Amis du Fort de Jouy », en charge de la restauration du fort. Celui-ci a été construit en 1883, après la guerre contre la Prusse, afin de créer une ligne de défense sur notre frontière est, autour de St-Mihiel. Les tâches étaient plutôt variées, allant de la maçonnerie, à la pose de chaux, en passant par le terrassement, la peinture, le jardinage... donc pas de quoi s'embêter! Heureusement, pour réaliser ce travail, nous étions 11 volontaires venant de Croatie, d'Espagne, de France, de République Tchèque, de Pologne, de Russie et de Serbie. S'ajoutait à cela la douzaine de bénévoles locaux. Cette équipée avait donc un petit air de colonie de vacances... le travail en plus !

Nous avons commencé le premier jour par visiter le fort, emmenés par Patrice, bénévole passionné. Je connaissais déjà le fort pour y avoir suivi une formation d'animateurs quelques mois plus tôt, mais la visite restait intéressante. On est ensuite entrés tout de suite dans le vif du sujet, en dégageant l'ancien four à pain. La tâche était prévue pour durer 3 jours mais fut réalisée dans l'après-midi... ça s'annonçait bien ! Ce ne serait bien sûr pas le cas pour tout ! Les équipes furent divisées la plupart du temps en trois : la « white-team », appelée ainsi à cause de la chaux blanche à gratter dans la salle de garde, la « wall-team » qui maçonnait les murs d'une des cours intérieures et la « shit-team » qui vidait une ancienne citerne à eau ... devenue dépotoir!

La diversité de cultures des volontaires nous permettait, en plus des échanges bien sûr, de goûter les plats traditionnels de chacun, que ce soit les gnocchi à 1000 calories l'unité des polonaises (la solution de la faim dans le monde se trouve là !), la soupe russe qui nécessite le contenu entier d'un frigo et des heures de préparation, ou encore la sangria et les eaux de vie de prune meusiennes, très appréciées !

Sur ce chantier, nous avons eu l'occasion d'être sensibilisés à des sujets importants, de manière pédagogique et ludique, par l'intervention de « messagers » du SCI. Ici, c'est Solveig qui est venue nous parler des droits de l'homme puis nous proposer un atelier sur les disparités de revenus entre pays. Ce fut intéressant, et même étonnant, de voir les points de vue de chacun, en particulier des Russes qui trouvaient que les droits de l'homme étaient un « concept d'Europe de l'ouest ». Ce genre d'atelier semble donc vraiment utile pour confronter les points de vue sans donner de leçon ! Par ailleurs, je m'occupais de la sensibilisation à l'environnement, et mon choix fut de ne pas faire d'atelier ponctuel, mais plutôt d'en parler de façon informelle et concrète, en rabâchant l'importance de faire attention aux lumières, à sa consommation d'eau, au tri sélectif etc.. Cela me semblait plus concret de sensibiliser le groupe aux petits gestes de tous les jours.

Nous avons aussi eu droit à un week-end de repos, bien mérité, pendant lequel nous sommes restés dans l'ambiance du chantier. En effet, samedi, nous nous sommes rendus à Verdun et au Musée de la Paix, puis à l'Ossuaire de Douaumont et ses environs, pour finir au monument de Montsec, en mémoire des Américains tombés en 1918. Nous avons eu droit à midi à des rations de combat de l'armée, et le dîner (serbo-croate) s'est même déroulé à la bougie au fort ! Dimanche fut plus « civil » avec la visite de Nancy et sa fameuse place Stanislas, le Palais des Ducs, ou encore une baignade spontanée au lac de la Madine.

Le chantier s'est donc déroulé entre rires et sérieux, car tout le monde voulait atteindre les objectifs techniques fixés, mais nous étions aussi là pour passer du bon temps. L'équilibre a été trouvé assez vite, et le travail se faisait donc dans la joie et la très très très bonne humeur! Quelques soirées, certaines plutôt arrosées, agrémentaient encore plus notre séjour. Les deux derniers jours ont cependant vu la productivité sérieusement décliner, la fatigue commençant à se faire sentir. À cela il fallait ajouter un sentiment mélangé de fin d'aventure avec la nostalgie que cela comprend et une envie de grasse mat' !

Ce fut donc une expérience très enrichissante, dont le seul bémol restera le départ précoce de Mirjana, la volontaire serbe, à cause d'un visa arrivant à expiration. Mais la majeure partie des participants semblait avoir apprécié leur séjour, les plus timides ayant réussi à trouver leur place au fur et à mesure, les plus fermés d'esprit s'étant (un peu?) ouverts aux autres et l'animateur ayant beaucoup animé ;-)

jeudi 3 décembre 2009

Chantier à Source-Seine - Bourgogne - Juillet 2009 (Olivier)

J'ai eu l'occasion de participer cet été à un chantier en Bourgogne, à Source-Seine. Comme son nom le laisse très légèrement supposer, c'est dans ce village que notre fleuve parisien vient prendre sa source!

L'objectif, après avoir connu quelques modifications, était de restaurer un lavoir du XVIIIe siècle et qui après avoir été laissé à l'abandon dans les années 60, se détériorait d'année en année au point de devenir invisible sous les branches des arbres poussant à l'intérieur. Ce lavoir se situe au centre de cette toute nouvelle commune, créée le 1er janvier 2009, et qui regroupe deux anciens hameaux de 25 habitants, donnant naissance à une véritable mégalopole de 50 habitants ! Nous étions 6 volontaires à participer à ce chantier, autant dire que la population locale a connu une augmentation démographique exponentielle avec notre arrivée ! Lorsque nous sommes arrivés avec l'autre animateur, Sébastien, venu de Lille, nous avons été accueillis par le maire, Jean-Louis, et nous avons passé notre première soirée chez lui, en compagnie de sa femme et de son fils. Nous nous sommes tout de suite sentis bien dans ce village, en compagnie de cette famille si sympathique. Mais nous ne savions pas que c'était alors notre dernière nuit dans un lit digne de ce nom. La journée du lendemain a été consacrée à la préparation logistique du chantier, avec l'installation d'un barnum pour nos repas et de deux caravanes pour le logement, qui deviendront les fameuses « Master Bedroom », pour les filles et « Apollo 13 », pour les garçons. Ensuite, nous récupérons nos volontaires, avec tout d'abord Aleksandra, une polonaise de 22 ans, puis Blanca, une espagnole de 18 ans, et enfin le fou suédois: Torbjorn (que nous simplifions vite en TB!)

Le dimanche est alors une journée découverte, aussi bien du village (très joli mais assez rapide!) que de ses habitants avec un apéritif organisé à la mairie afin de nous présenter aux membres du conseil municipal, c'est-a-dire presque la moitié du village... On déjeune assez rapidement puis nous allons repérer le lieu du chantier. Le lavoir est écroulé, des arbres ont poussés à l'intérieur et on ne voit même plus le bassin ! Du boulot en perspective !

L'après-midi, nous suivons Antoine, passionné d'histoire, pour sa visite des sources de la Seine et des vestiges du temple gaulois en hommage à la déesse Sequana. C'est donc l'occasion pour le Parisien que je suis de boire l'eau de la Seine!

Le chantier commence enfin le lundi, et nous sommes aidés par un jeune volontaire local de 79 ans, motivé et maniant la tronçonneuse avec dextérité ! Notre engouement se ressent vite dans le travail, cette journée étant particulièrement productive, au point que Jean-Louis nous prévient qu'à ce rythme nous aurons fini en 3 jours ! De plus, Simon, venu de Dijon, nous rejoint dans cette aventure, accompagné de sa fidèle guitare, ce qui nous fait donc un nouveau coloc pour Apollo 13... Puis, le lendemain, nous recevons la visite des mamies du village pour un goûter durant lequel elles nous font partager leurs souvenirs du lavoir lorsqu'il fonctionnait encore.

On profite du mercredi, premier « day off », pour faire une grasse matinée ! Nous allons ensuite, conduits par Marie et Marie, à Dijon pour visiter le musée archéologique et en particulier les salles dédiées aux sources de la Seine. Nous flânons tous dans les rues de cette jolie cité médiévale, pour finir dans la crypte d'une des cathédrales, et au pub ! On doit se rendre ensuite aux sources de la Seine pour une soirée « Nuit d'encre » avec Marie-Jeanne en maîtresse de cérémonie. Le principe est de faire une soirée d'écriture, ici sur des acrostiches, autour du thème de la Seine, de Sequana, des sources, etc... On essaye donc de rentrer dans la grotte mais malgré la clé, beaucoup d'huile et un certain nombre de coups de pieds, le cadenas de la grille ne cède pas ! On s'installe alors devant, entourés de bougies. On commence les acrostiches avec des versions en polonais, en espagnol, en suédois, en anglais mais aussi en français. Seb nous régale d'une éloge de JL en anglais, dont la qualité linguistique est largement compensée par son potentiel humoristique ! Pour clôturer cette belle journée, nous buvons du cidre accompagné de quatre-quarts, sous la bienveillance de Sequana.

Le jeudi est une journée maussade entre pluie, grêle, et vent, et c'est évidemment ce jour que choisissent les inspecteurs des services de la Jeunesse et des Sports ainsi que la correspondante du journal local pour nous rendre visite ! Mais nous réussissons à leur montrer notre travail et ils repartent tous enchantés ! Nous aurons droit à un bel article... avec photo!

Le lendemain se déroule normalement, le travail avançant sérieusement, malgré un bain de boue pris par Félix... contre son gré... Et pour préparer le week-end qui s'annonce, nous allons aux « Nuits Peplum » pour une série de concerts dans les carrières d'Alesia, aux pieds de la statue de Vercingétorix.

Après un réveil difficile, nous entamons une journée de visites, en commençant par l'abbaye de Fontenay, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO et qui est simplement superbe! Nous visitons l'abbaye de bout en bout, accompagnés d'un guide à qui la « Salle du Chapitre » (à l'origine de toutes les expressions sur ce thème) procura beaucoup d'émotions. Puis nous traînons un peu dans les jardins avant de repartir pour le village de Flavigny, perché sur une petite colline. Nous nous promenons dans le village et ses ruelles médiévales, avant de goûter les fameux bonbons à l'anis.

Ce dimanche est très important car nous arrivons enfin à refaire circuler l'eau dans le lavoir ! Et nous organisons le soir même un repas avec des volontaires de l'association Rempart, dont nous avaient parlé les inspecteurs de Jeunesse et Sports, travaillant à la restauration d'une ancienne forge à quelques kilomètres. Pour être honnêtes, nous sommes content lorsque la soirée se termine !

Pour le dernier jour, tout le monde commence à ressentir le coup de blues, mais nous nous démenons d'autant plus car nous voulons que le lavoir soit le plus propre possible pour « l'inauguration ». Le bassin est rempli et on s'attaque aux dernières souches à la tronçonneuse, la hache, la pioche... et même avec les doigts! Les villageois arrivent en nombre pour voir notre ouvrage ! On reste à l'écart le temps que tout le monde arrive, puis c'est une une entrée triomphante, descendant le chemin d'accès avec JL en tête et son écharpe tricolore, et nous, nos casques de sécurité sur la tête et les drapeaux de chaque pays flottant au vent ! Tout cela en chantant l'Ode à la Joie de Beethoven! Cet apéritif est un moment inoubliable, les gens étant tous là, adorables, et l'on a même droit a une remise de diplôme très solennelle (mais très drôle aussi) où nous sommes faits citoyens d'honneur de Source-Seine! On en profite pour offrir un cadeau très symbolique, une souche d'un des arbres coupés, avec un grand MERCI dans toutes les langues à l'ensemble des villageois. On souhaite, pour finir, faire une photo des volontaires avec le maire, autour du bassin, rempli. On jette alors le pauvre JL dans l'eau, afin de l'inaugurer officiellement ! La dernière soirée se fait entre participants au chantier, sous le barnum, dans une ambiance joyeuse et survoltée. Le niveau de rire est tel que nous finissons avec TB et Seb par tomber à la renverse (au sens propre !)

On rigole et mange beaucoup durant ce dernier dîner, et on se quitte avec regret! Malheureusement le lendemain est le jour du départ et l'on doit se lever tôt pour tout nettoyer ! Surtout qu'une nouvelle nuit nous attend dans Apollo 13 !

samedi 3 janvier 2009

Botswana, Daniel, août 2003

Bizarre, bizarre... NOM de CODE : BWA04 D’KAR MISSION : Chantier de volontaires proposé par le SCI (Service Civil International) DESTINATION : AFRIQUE AUSTRALE, Botswana PERIODE de MISSION : 3 Août au 22 Août 2003 LANGAGE : Anglais, Setswana, Naro

eh oui, c'est une partie du descriptif tiré de la feuille de route reçue avant de partir en chantier!

BOTSWANA WORKCAMPS ASSOCIATION accueille les volontaires Partenaire du SCI (et de bien d’autres organisations de chantiers) BWA, association créée en 1979 a pour objectif principal d’organiser des chantiers à vocation sociale, culturelle et environnementale. En tant qu’intermédiaire avec différents contacts dans le Pays, elle organise ou contribue à l’organisation de chantiers, pour la plupart à destination de personnes originaires du Botswana ou de l’Afrique du Sud. BWA adhère par ailleurs à une fédération d’associations du Botswana oeuvrant dans ce domaine et reconnues par le gouvernement Botswanais. Le Siège de l’association est situé à Mochudi, ville située à environ 40 km au nord de Gaborone. C’est à Gaborone (aéroport ou bien gare routière) que pendant environ 3-4 jours, les représentants de BWA ont ‘’récupéré’’ les volontaires au fur et à mesure de nos arrivées avant de nous accueillir au siège de l’association perdu dans le village de Mochudi.

‘’THIS IS DEMOCRACY’’ Dès notre arrivée on nous laisse librement nous organiser : - d’abord pendant ces 3-4 premiers jours où chacun s’installe au siège de BWA et fait ce qu’il veut : ballades dans le village de Mochudi, visite du musée local, du supermarché SPAR (c’est qu’il ne faut pas bouleverser nos repères d’occidentaux, est-ce rassurant ???), siestes !!!, jeux divers, lecture et évidemment discussions avec des jeunes membres de l’association qui vont et viennent sur le site, - après nous avoir décrit les difficultés du même chantier l’année passée et mis en garde sur les erreurs à ne pas commettre, Thapelo nous demande de désigner parmi nous 1 coordinator, 1 work supervisor, 1 chief cook, 1 time keeper, 2 entertainment persons soit 6 personnes chargées de chapeauter ces différentes tâches sous la tutelle d’un coordinateur général Botswanais chargé de faire le lien entre nous et KDT. Cette première étape à Mochudi est un ‘’chantier dans le chantier’’ ou des ‘’vacances dans les vacances’’ : c’était une bonne introduction au pays dans un cadre très rassurant ce qui a permis d’observer en toute quiétude l’habitat, l’aménagement de cette ville, la vie sociale et économique, les difficultés rencontrées par la population locale et bien sûr de connaître chacun des volontaires (mais ça vous l’aurez deviné !! imaginez, à l’arrivée de chaque nouveau volontaire, les présentations, les questions nombreuses ‘’How did you get there ?’’ ‘’Is it your first workcamp’’ Why this, Why that, Why something, etc).

KALAHARI DISCOVERY Lundi matin, très tôt, après une longue attente à la gare routière nous prenons le bus : direction les vastes étendues du Kalahari (pseudo désert ou plutôt savane arborée située sur un vaste plateau à 1000 m d’altitude). 8 heures de bus nous attendent sur l’un des grands axes routiers du pays.Après 700 km de route, 2 véhicules de KDT nous récupèrent au soleil couchant à Ghandzi. Eh oui le trajet n’est pas fini !!! Ils nous emmènent au cœur d’une réserve qui leur appartient : c’est fabuleux : au soleil couchant nous prenons de petites pistes et du haut de ces camions panoramiques nous admirons ces paysages colorés. ‘’Wouah ! It’s out of africa’’ disent certains !... Arrivés au milieu de nulle part dans la réserve ‘’Dquäe Qare Game Farm’’nous installons le campement : tentes, nourriture, feu, etc. C’est fabuleux : c’est le grand luxe !! Un puits a été aménagé pour récupérer l’eau à partir d’un moteur a énergie solaire, des sanitaires et des douches ont été réalisés. Mieux encore, sous un ciel étincelant on a droit toute la nuit aux bruits du Kalahari : hurlements des hyènes, jappements des chacals, gloussement des pintades au lever du soleil et chants de bien d’autres oiseaux…sans oublier le chant mélodieux de l’âne au petit matin…

KDT : Kuru D’kar trust KDT est une ONG qui travaille au bénéfice d’une communauté de Bushmen : ses objectifs sont d’établir et de développer des projets durables portés par la communauté elle-même : artisanat, peinture, centre socioéducatif, réserve, évènements culturels sont les principaux projets. Après une discussion sur la manière dont le chantier va s’organiser et du (peu) de travail à réaliser, nous décidons finalement de travailler dans la réserve pendant 3-4 jours, puis d’aller ensuite au village pour contribuer à l’organisation du ‘’Bushmen cultural festival’’ qui se tient pendant tout le week-end. Après, nous verrons ce que nous pourrons faire !

DQUAE QARE GAME FARM Cette réserve de 7500 hectares est une donation du gouvernement Néerlandais à KDT. C’est un site de visite de touristes en safari (safaris photo mais plus de safari chasse car la ‘’concurrence’’ face aux propriétaires de réserves du Kalahari central leur est défavorable) à qui l’ONG veut offrir en plus de l’activité de safari une ‘’expérience culturelle unique avec des Bushmen’’. Pour cela 8 salariés permanents (tous des Bushmen) ont été formés ; plusieurs infrastructures installées : le camp où nous travaillons, un autre et des lodges ; sans parler de l’atelier, etc qui font partie de la face cachée du projet ; différentes activités sont proposées aux touristes : évènements culturels (dance, artisanat, peintures, tir à l’arc) l’objectif étant de préserver quelques savoir faire culturels des Bushmen tout en faisant profiter le touriste de cette expérience. D’ici quelques années elle ne devrait plus recevoir de fonds extérieurs ce qui signifie qu’elle doit atteindre un niveau d’activité suffisant pour assurer l’équilibre budgétaire de fonctionnement. Et nous dans tout cela ??? Pendant 3 jours nous allons débroussailler un site qui servira de lieu de camp pour des touristes : nous nous organisons tant bien que mal car les volontaires désignés time keeper, coordinator etc (souvenez vous, c’était déjà il y a quelques jours) faillissent quelque peu à leur tâche ; nous nous mettons d’accord sur les lieux à débroussailler : lieux agréables, accessibilité rapide du bloc sanitaire et du point d’eau avec une possibilité de réaliser un feu de camp sans risques de destruction de la végétation environnante en période sèche, possibilité de planter des tentes aisément, troncs pour s’asseoir… tout en préservant le site : pas facile de se mettre d’accord entre les ‘’environnementalistes’’, les occidentaux partisans du ‘’nickel asseptisé’’ ou bien des volontaires Bostwanais soucieux de conserver au site un certain cachet !!! Pas facile, on est 22 quand même ! Un après midi, nous allons faire du rangement dans l’atelier où de nombreux matériaux ont été récupérés puis stockés sans être rangés : c’est l’opération ‘’recyclage’’ où nous faisons du tri entre les tuyaux, des morceaux de bois de différentes tailles, des pièces métalliques, des outils, des bidons, des tôles, etc ; c’est aussi l’occasion de faire connaissance avec quelques Bushmen salariés de KDT avec qui nous avons l’opportunité de travailler et discuter (ce sera une des rares occasions, dommage).

EN ROUTE VERS D’KAR Ca commence mal ! Pas d’eau ce matin : pas possible de faire du thé, de déjeuner, de faire la vaisselle, de se laver les mains, etc… bref un confort qui disparaît le temps que le soleil donne dans le capteur solaire qui lui-même permettra à la pompe de puiser l’eau qui ne nous avait pas manqué juste là !! C’est vrai que l’on se sent ridicule face à ces besoins basiques pas toujours fondamentaux mais qui nous font prendre conscience que nous sommes réellement des privilégiés : l’accès à l’eau courante au Botswana n’est pas permis à tout le monde…mais…il est possible aux touristes d’en profiter dans certains hébergements luxueux et sans restrictions… Après avoir nettoyé et remis le camp comme nous l’avions trouvé nous quittons la réserve grâce aux véhicules de KDT pour rejoindre D’KAR village où siège et œuvre l’association. Une panne sèche vient agrémenter la matinée : nous finissons par nous adapter à ce rythme tranquille, sans stress et sans précipitations : plus d’1 heure d’attente pour une panne sèche que l’on aurait sûrement pu éviter sur une distance de 15 km ! Arrivés à D’KAR nous faisons connaissance avec notre hébergement en dur : nous entassons dans 2 pièces nos 22 tapis de sol et matelas ; heureusement la ‘’cuisine’’ (le foyer) est à l’extérieur ce qui libère un peu de place ; il faut dire que c’est le grand luxe : nous avons une salle de bains dans laquelle un robinet fonctionne ce qui nous permettra de faire la lessive et se nettoyer dans la baignoire à l’aide d’une tasse (là, au moins, on est obligé d’économiser l’eau !!). Il y a aussi des WC dont une canalisation fuit en permanence en dépit de nos vains efforts pour colmater la fuite : ne s’improvise pas plombier qui veut !! il faut aussi un minimum de matériel et ni la bonne volonté ni les idées généreuses de chacun suffiront à résoudre les problèmes de fuites !!

D’KAR, VILLAGE ‘’PERDU’’ au MILIEU du KALAHARI Situé sur la route (goudronnée) reliant Ghanzi à Maun, le village de D’Kar est très étendu : les maisons sont disséminées un peu partout sans véritable organisation ; le reste est occupé par des buissons épineux pour la plupart (les seuls qui résistent au surpâturage des chèvres, vaches et ânes). La route principale permet d’accéder aux principaux services : le ‘’QG’’ de KDT : bureaux, bibliothèque, musée, galerie d’art, centre d’hébergement pour touristes, école maternelle, centre sociéducatif, centre pour les jeunes, une église (l’ONG KDT est plus ou moins une mission protestante), différents bâtiments, l’atelier de travail du cuir, de peinture, école, dispensaire, épicerie etc. Ces bâtiments bénéficient pour la plupart de l’électricité ainsi que d’un approvisionnement régulier en eau potable, ce qui n’est pas le cas de la majorité des autres habitations. Environ 900 personnes y vivent et une grande partie est d’origine Bushmen : en Afrique Australe, les Bushmen (ou San) ont pour la plupart abandonné leur mode de vie traditionnel (mode de vie nomade basé sur la chasse, la cueillette et l’élevage) et la plupart d’entre eux expriment le désir d’avoir accès aux terres, à l’éducation, la santé et aux mêmes droits et privilèges que d’autres citoyens. Malheureusement le gouvernement Botswanais ne plaide pas toujours en faveur de leur cause (comme bien d’autres peuple autochtones d’Amérique, d’Australie, etc) et certains sont mêmes expulsés des terres où ils vivent depuis 30 000 ans (il semblerait que les larges potentiels de ces terres telles que le Kalahari central soient largement valorisables par l’élevage extensif de bovins, le tourisme de safari et l’exploitation de gisements de diamants). Ainsi, par son action KDT aide à l’accès à ces différents droits et essaie par différents moyens de préserver la culture Bushmen.

KURU TRADITIONNAL DANCE FESTIVAL A notre arrivée, Hendrik, l’un des responsables de KDT nous fait une brève visite du ‘’QG’’ puis nous propose d’aider à l’organisation logistique du festival traditionnel de danses bushmen : à cette occasion plus de 450 personnes (soit une vingtaine de groupes appartenant à des groupes ethniques différents et provenant du Botswana, Afrique du Sud, Namibie ; des personnes de ‘’7 à 77 ans’’) vont se réunir pendant tout le week-end et se produire : danses traditionnelles rappelant des scènes de la vie courante (healing dances, entertainment dances and dances games), chants, veillées, exercices de tir à l’arc. Notre contribution fut de préparer la piste de danse, aménager les abords du site, donner des ‘’coup de main’’ divers (préparation des repas ainsi que distribution de la nourriture, etc) et nettoyer le site après le festival.Ce festival auquel assistaient la TV, des personnalités locales et nationales (député et ministre), est aussi une manière d’affirmer à l’image des affiches et autres supports la culture, la fierté, la dignité des bushmen. C’était aussi l’occasion d’informer le public sur le SIDA et l’abus d’alcool. Le SIDA fait des ravages au Botswana qui est un des pays les plus touchés en Afrique (près d’une personne sur 2 dans la tranche d’âge 15-50 ans ) pays qui selon les média est menacé d’être rayé de la carte d’où ces campagnes d’information menées par les autorités.

‘’UN RAYON de SOLEIL’’ La semaine qui suivait a été consacrée aux enfants de l’école : cette école accueille environ 400 élèves, pensionnaires pour la plupart, qui proviennent d’environ 100 km à la ronde, d’origine Bushmen à 50%, pratiquant différentes dialectes San (Naro languages). Une fois la barrière linguistique franchie (euh…à part Joe, Tebogo, Thapelo et Montle, nous les autres volontaires, on ne parle pas Setswana 2è langue officielle du Pays mais on parle l’Anglais…langue officielle qui est enseignée à tous…d’ailleurs, bravo aux enseignants qui retrouvent dans la même classe ces difficultés linguistiques !!), nous allons mener différentes activités : - organiser des jeux dans la gigantesque cour de récréation (une surface de quelques stades de foot…) au moment des pauses : imaginez 400 enfants à qui l’on vient d’annoncer la venue de 20 volontaires ! - faire quelques travaux pratiques : peindre des pierres qui délimitent les différentes parties de la cour, - nettoyer la cour en arrachant et coupant quelques arbustes épineux dangereux pour les enfants, - paver une partie de la cour qui est régulièrement érodée au moment de la saison des pluies et limite l’accès aux véhicules (euh… je ne sais ni lesquels, ni comment ils viennent jusqu’à cet endroit précis mais on croit la gardienne !), - et surtout ramasser les innombrables morceaux de verre qui jonchent le sol alors que les enfants marchent souvent pieds nus… C’était un véritable plaisir de travailler avec les enfants, plaisir qu’ils nous ont véritablement fait partager : il suffisait de les voir pendant cette semaine (éphémère) s’activer avec nous, des volontaires occidentaux qu’ils n’avaient jamais vu, être intrigués par nos discussions, nous apprendre des jeux et réciproquement, sans cesse demander nos noms, nous assaillir de questions et même toucher nos cheveux, notre peau, nos mains !! En plus, sans pousser jusqu’à l’autosatisfaction, le fait de nettoyer la cour de l’école était utile pour les enfants (cela n’avait probablement jamais été fait auparavant) et on espère que cela aura une portée à plus long terme dans la gestion des bouteilles de verre et autres déchets : après tout, bien relayé par une action des enseignants, les enfants seront des prescripteurs auprès des adultes ? Que dire ensuite lorsque se promenant seul dans le village nous étions interpellés par les enfants qui avaient retenu notre prénom (euh…dans la majorité des cas, on n’avait pas retenu le leur, surtout s’il était d’origine bushmen : langue marquée par des sons palataux : des clics sur le palais et des mots imprononçables !). Autre moment fort, toujours en concertation avec la professeur principale, nous avons organisé une ‘’soirée culturelle’’ dans l’église prêtée à l’occasion. Nous avons à notre manière présenté devant environ 80 enfants, nos différents pays : photos, cartes postales, dessins, jeux, objets significatifs, infusions, confitures, localisation sur un globe terrestre, etc. En retour les enfants nous ont d’abord assailli de questions puis ils ont chanté, dansé, chanté, appris à danser, dansé, chanté, dansé… et ri !!! rien que pour nous et aussi pour leur propre plaisir ! Je l’avais dit : ‘’un rayon de soleil’’ !

dimanche 28 septembre 2008

Qu'est-ce que le SCI ?

Le SCI est une association internationale présente dans de nombreux pays d'Europe, d'Amérique et d'Asie. Elle est la plus ancienne association de chantiers et sa branche française vient de fêter ses 72 ans ! L'histoire du SCI est donc liée à celle de presque tout le vingtième siècle. L'objectif du SCI est en effet de promouvoir la paix et le dialogue interculturel en posant des actes, essentiellement par des chantiers de volontaires, regroupant des hommes et des femmes d'origines sociales, religieuses, ethniques et d'âges différents. Les chantiers internationaux de travail volontaire que le SCI organise sont des lieux d'échange et de découverte associant la réflexion au travail manuel. C'est une façon d'aller à la rencontre d'autres cultures de manière respectueuse et non marchande.

Qu'est-ce qu'un chantier ?

Un chantier, ce n'est pas que du travail ! C'est surtout un lieu de rencontres interculturelles et de vie internationale. Les volontaires qui composent le groupe du chantier (10 à 20 personnes d'âges, d'origines et d'âges variés) organisent ensemble leur travail et leur vie quotidienne pour une durée de 2 à 4 semaines. Les volontaires aident une association ou une communauté dans leurs projets : des friches à débroussailler, un spectacle à organiser, un mur à repeindre, des gens à réconforter... Un chantier permet aussi de rencontrer des volontaires venus du monde entier et de découvrir d'autres cultures. On peut partir en chantier en France ou sur un autre continent. Pour avoir une idée plus concrète de ce qu'est un chantier, voici quelques récits de volontaires du SCI !

lundi 15 septembre 2008

En attente de témoignage

En attente de témoignage

En attente de témoignage

En attente de témoignage

mercredi 13 août 2008

RACONTEZ VOTRE CHANTIER !

Si vous êtes partis en chantier cet été ou il y a années et si vous avez aimé cette expérience de volontariat et de rencontre internationale, vous avez sans doute envie de la partager et de faire découvrir ce qu'est un chantier international de volontariat ! Alors, n'hésitez pas à nous envoyer vos photos et textes à l'adresse que vous trouverez sur le site du SCI à la page http://www.sci-france.org/pages/coupdemains.htm Nous les mettrons en ligne pour vous !

vendredi 4 juillet 2008

Chantier en Irlande du Nord-septembre 2007 (Alexandra)

J'ai participé à un chantier international avec le SCI en Irlande du Nord pendant la première quinzaine de septembre 2007. J'ai d'abord passé un week-end à Belfast pour profiter de cette ville, pas très belle au premier abord, mais très attachante et animée. Elle compte quelques bâtiments célèbres comme la Queen's university :

Certains quartiers sont aussi très mignons

Après ces deux jours passés à visiter la ville et où j'ai été accueillie par Brid, une Belfastoise rencontrée par le biais du "couchsurfing"; j'ai pris le car pour Strangford Lough, le village du chantier. En route, j'ai fait connaissance avec quelques-uns des autres volontaires (on se reconnaît vite : problèmes avec l'accent nord-irlandais, gros sacs à dos, tous cherchent le même petit village perdu !).

Nous avons été accueillis à notre arrivée par Diarmaid, le responsable de l'association Glebe House qui organisait le chantier. Ils nous a conduits sur les lieux de Glebe House, un centre d'accueil pour enfants pendant l'été. Nous étions 4 Italiens, 1 Anglais, 2 Allemands, 1 Turc, 1 Polonaise, 2 Espagnols, 1 Japonaise et 2 Français :

Nous avions pour mission de nettoyer les locaux et de remettre le jardin en état après les deux mois d'été où Glebe House avait accueilli des dizaines d'enfants. C'était donc le grand nettoyage et le jardinage.

Glebe House a été créé en partenariat avec le SCI il y a près de trente ans pour provoquer des rencontres entre enfants protestants et catholiques et construire la paix par ce moyen. Le conflit étant désormais apaisé sur le plan politique, le travail de Glebe House consiste à consolider la paix au niveau de la société civile et il touche aussi des populations nouvelles en Irlande du Nord (Chinois, Indiens, Polonais). Pendant l'une des soirées du chantier (on appelle ça une "study part"), Diarmaid nous a expliqué les origines du conflit nord-irlandais et le travail de son association pour lutter à son échelle contre la haine et les discriminations.

Nous avons pu visiter quelques endroits à proximité de Strangford, comme le village de pêcheurs de Ardglass où nous avons même vu des phoques dans le port !

En plus des travaux, nous avons aussi préparé à tour de rôle des spécialités de nos pays. ici, les Italiens à l'oeuvre (chantant en imitant Pavarotti qui venait de décéder et passait en boucle sur toutes les radios).

Nous sommes aussi allés à Belfast où nous avons été très impressionnés par les fameux "murals", les fresques murales représentant notamment la légende la main de l'Ulster ou les grévistes de la faim dont Bobby Sands. Des Irlandais volontaires dans l'association Glebe House nous a accompagnés pendant cette visite et ils ont pu nous faire partager leur histoire. Les Irlandais sont super chaleureux et nous ont accueilli à bras ouverts.

Glebe House n'était qu'à quelques centaines d'une plage d'où nous apercevions (par beau temps) l'île de Man...

Sur place, nous avons occupé nos soirées évidemment en visitant quelques pubs typiques mais aussi par des jeux qui prennent une dimension nouvelle quand on joue entre étrangers (le Taboo avec nos différents niveaux d'anglais et nos cultures différentes restera un grand moment !)

Le dernier soir, nous avons fait un grand feu de joie avec tous les branchages et les mauvaises herbes que nous avions coupés. Puis, nous nous sommes dit au revoir autour d'un barbecue !

A la fin du chantier, nous étions quelques volontaires restant encore quelques jours dans le pays. Nous avons décidé de passer la fin de notre séjour ensemble et avons fait une excursion à la Chaussée des géants en longeant la splendide côte nord, encore très sauvage du pays.

Alexandra

Chantier à Beni-Ourtilène (Algérie) en août 2006 (Alexandra)

Je suis partie presque 4 semaines en Algérie pendant l'été 2006 après la préparation au départ assurée par le SCI. J'ai d'abord passé quelques jours pour faire du tourisme à Alger, cette ville magnifique et complètement magique, dont voici l'un des emblèmes : la grande poste.

Ensuite, je suis partie pour Beni Ourtilène, en Petite Kabylie, pour un chantier de 3 semaines. Voici le village de Beni Ourtilène, en pleine montagne, à l'air pur !

Les deux premiers jours ont été un peu difficiles pour moi à cause de la barrière de la langue (j'étais la seule étrangère, tous les autres volontaires venaient de différentes régions d'Algérie). La plupart des Algériens parlent français mais ce n'est pas le cas de tous. Ce n'était pas très gênant en soi (après tout, je ne parle pas arabe ni kabyle, je n’allais pas exiger que les Algériens parlent français) mais c’était un peu compliqué et frustrant au début. Il a fallu que j’apprenne à accepter de ne rien comprendre parfois, que je demande souvent une traduction et que je trouve le moyen de communiquer autrement. C'était un peu fatigant parfois mais finalement, c'était très enrichissant et positif. J'ai dû trouver d’autres moyens que la parole pour me faire comprendre : ça a provoqué pas mal de fous rires collectifs !

Voici notre groupe (9 garçons et 5 filles) pendant l'un de nos dîners dans l'école primaire où nous étions hébergés.

Concrètement, le chantier n’a pas beaucoup avancé (nous étions censés déblayer des ruines) mais les échanges entre volontaires et avec la population du village ont été très riches.

Quelques sorties ont eu lieu soit à la journée, soit l’après-midi.

Nous avons alors cotisé pour louer un minibus. C'était un peu l'aventure à chaque démarrage : on devait tous sortir du minibus pour le pousser et espérer qu'il démarre (toujours dans un nuage de fumée noire à faire dresser les cheveux sur la tête de Nicolas Hulot !). Pour avoir une idée de l'ambiance, prenez dix personnes qui tapent dans les mains, font des percussions avec les pieds et chantent tout le répertoire d'Idir et les tubes kabyles de l'été 2006 à tue-tête !

Par exemple, nous avons visité la ville de Sétif (fontaine d'Aïn Fouarra), nous sommes allés sur la côte à Cap Carbon, près de Bejaïa (Bougie), et avons aussi découvert les splendides ruines romaines de Djemila.

Nous avons également eu la chance d’être invités à un mariage et à des fiançailles. En tant qu'étrangère, j’ai passé une journée chez le responsable local de l'association d'accueil du chantier pour, entre autres, apprendre à cuisiner quelques plats avec sa femme. Près de notre école-maison se trouvait la « maison de jeunes » où on pouvait jouer au ping-pong, au foot, et surtout à la pétanque avec les jeunes du village.

La vie de chantier, ça suppose aussi de faire la cuisine par équipe ! Me voici donc en train d'apprendre à préparer la chorba, la tchektchouka et autres spécialités algériennes.

J’ai eu l’impression au début que les volontaires n'étaient pas très curieux par rapport au fait que je sois étrangère mais c’était finalement bien agréable pour moi d’être traitée exactement comme les autres. Certains volontaires m’ont quand même dit qu’ils étaient très contents que je sois là car ça égayait le groupe et ça leur faisait beaucoup de bien de voir des étrangers alors que leur pays est très fermé. La plupart du temps, les Algériens ne comprenaient d’ailleurs pas pourquoi j’avais eu envie de venir dans leur pays parce qu’ils savent qu’en Europe, on parle surtout de l'insécurité, de l’islamisme etc. Lorsqu’ils constataient que je n’avais aucune origine algérienne, ils se montraient d’abord surpris, puis très touchés que je sois venue. Ils s'inquiétaient de savoir si tout se passait bien pour moi, si je pensais revenir un jour et me souhaitaient tous chaleureusement la bienvenue. Les rencontres et les expériences que m’ont permises ce chantier ont été formidables et je n'avais qu'une envie à mon retour : repartir en Algérie ! C'est d'ailleurs ce que j'ai fait en janvier 2007 pour une petite semaine à Alger et je compte bien repartir en 2008 revoir les amis !

Alexandra

Chantier à Homrogd (Hongrie) - août 2006 (Delphine)

La Hongrie.... Arrivée à Budapest le 16 août 2006. Le trajet de l'aéroport au "meeting point" fut bien compliqué pour moi, c'est mon premier grand voyage seule... j'ai 19 ans !! Je découvre un pays encore marqué par la période communiste

Le 17 août, départ en train pour Homrogd, située au nord-est de la Hongrie, à quelques kilomètres de la ville industrielle de Miskolc. Après le train, un bus, après le bus, un autre bus ! Enfin, arrivée à Homrogd, dans une collectivité tsigane.

Tous les volontaires internationaux dorment et mangent en collectivité : Delphine (France), Tobias (Allemagne), Ezter M. (Hongrie), Ezter (Hongrie), Peter (Hongrie), Ellen (Belgique), Joke (Belgique), Enzo (Italie), Jitka (République tchèque), Kasia (Pologne), Sari (Suède), Ingrid (Hollande).

Chaque matin, nous sommes réveillés au son de la musique tsigane !!! Le local collectif commence à être envahi : enfants, mamans, tout le monde est là ! Les ouvriers viennent le midi manger au local.

L'après-midi, nous restons avec les enfants de la communauté tsigane. Ils m'apprennent à parler le hongrois.... mon accent français suscite des éclats de rire.

Mais le matin, c'est aussi le moment où on part en bus rénover à quelques kilomètres un nouveau local de la communauté tsigane. Débroussaillage, désherbage et creusage d'un trou... sans gants !!!!

Mais le chantier, c'est aussi s'amuser !!!! Anniversaire d'Enzo (l'Italien), le doyen du chantier, 29 ans. Petite virée en boite à Miskolc. Il n'y a jamais eu autant d'étranger dans cette cité industrielle !!

Après avoir fait la fête dans la ville, retour en bus, épuisés !!! Pas de chance... panne de bus à minuit... on est perdu au milieu de nulle part! 1h d'attente !

Aujourd'hui, c'est dîner made in Germany, Tobias lave la vaisselle. Enzo porte le drapeau. Ça y est : au son de l'hymne allemand, dégustation de saucisses et de pommes de terre !!! Repas bien lourd !

Tous les soirs ou presque, nous nous réunissons dehors autour de cette table. Le bar juste en face nous fournit en boisson, nous sommes l'objet de toutes les curiosités ! Nous chantons des chansons tsiganes et nous dansons certains soirs autour d'un grand feu de bois.

Petite photo de groupe avant le départ des volontaires pour Budapest! Soirée d'adieu

Visite de Budapest. Les étrangers que nous sommes avons dû payer une amende parce que nous n'avions les bons tickets de tramway !!!! Pas d'indulgence de la part des contrôleurs ! Sympa Budapest ! Heureusement les beaux paysages et les sources chaudes de la ville nous ont permis d'oublier cette mésaventure !!

Bye bye Budapest, retour en France avec plein de souvenirs !!! Snif snif snif...

Delphine